© 2018 by Anna L'hospital

FACCIA A FACCIA, VENNI, VIDI, VISSI

Après avoir rencontré plusieurs femmes dont les enfants sont partis faire le djihad, Sarah a voulu exprimer la souffrance et le combat de ses mères qui, dans l'espoir d'un retour et l'incompréhension d'un départ, luttent pour survivre. La corde symbolise un combat quotidien pour tenter de ramener "l'autre" ou de la retenir, sans que ne se dévoile jamais ce contre quoi exactement on lutte... Que subsiste-t-il au bout de cette corde ? Du sable, du vent ou peut-être l'océan. Autant d'éléments insaisissables.

PAABLO

"Faccia a Faccia, venni, vidi, vissi" littéralement traduit de l'italien par "face à face, je suis venu, j'ai vu, j'ai vécu", est élaborée autour du détournement de la célèbre autour du détournement de la célèbre expression latine. Cette exposition est une déambulation dans laquelle Sarah Trouche explore la plasticité de la notion de résilience.

Madeleine Filippi

"Ma position d'artiste me permet d'aborder tous les sujets, sans tabou. Ils dépendent des rencontres que je fais, des invitations à traiter certains sujets. Certains sujets sont difficiles à aborder, mais le fais à travers mon propre corps. Plutôt que d'imposer aux gens qui se confient et partagent leur mode de vie avec moi, à être filmés, j'évoque leur situation par l'autoportrait. Tous les gestes, tous les actes, tous les détails des performances sont longuement discutés, non à distance, mais sur place, avec eux." Sarah Trouche

Le premier moment vécu par l'artiste est d'abord le partage d'une existence, d'une intimité avec ces personnes qui l'hébergent dans leur communauté. Elles lui confient leur souffrance mais aussi leur espoir, et participent même parfois aux performances de l'artiste comme celle en lien avec l'association "Syrien ne bouge agissons". Une rencontre avec ces mères dont les enfants sont partis pour le djihad et dont Sarah Trouche restitue l'émotion avec des sculptures et quarts rose qui mettent véritablement en lumière leur état d'esprit avec le motif de la chaine qui relie mais aussi entrave.

SANS-TITRE

France, 2017