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Exposition
Les Protagonistes


«FACCIA A FACCIA, VENNI, VIDI, VISSI»

« Faccia a Faccia, venni, vidi, vissi », littéralement traduit par « face-à-face, je suis venu, j'ai vu, j'ai vécu », est un projet d'exposition performative, présenté pour la première fois en mars 2017 à la galerie Vanessa Quang. Il se construit autour de la représentation du corps social et politique et de ses défaillances.

Le projet fait suite à différents évènements tragiques qui ont marqué à la fois l’histoire personnelle de l’artiste Sarah Trouche et celle des français. En 2015, les attentats du Bataclan ont touché et soulevé un grand mouvement de peur et de tristesse. Quelques mois plus tôt, Sarah Trouche subissait une violente agression lors d'un projet à l'étranger qui a failli lui coûter la vie. Ces deux traumatismes l’ont amené à réapprivoiser son corps qui était jusqu'ici son principal outil de création (...)

Work in progress
Kosmostation


Kosmostation

Le projet Kosmostation est né de la rencontre entre l’artiste , Anatoly et Anton. Anatoly et Anton sont deux astrophysiciens vivant à l’observatoire astronomique de Tian Shan au Kazakhstan. Isolés à 4000 mètres d’altitude et tournés vers les étoiles, ils cohabitent depuis 40 ans, partageant leur quotidien entre leurs recherches en astrophysique et leurs débats autour d’une bouteille de scotch kazakh. Lors d’une soirée avec l’artiste, les deux chercheurs ont affirmé qu’être loin de tout permet d’y voir plus clair. Ils utilisent un télescope qui leur sert a observer les systèmes binaires, les trous noirs, les supernova et a regarder plus profondément au coeur des galaxies Il se disent gardiens de l espace et leurs recherches permettent de donner des réponses aux questions que se posent les astronomes depuis des siècles Seulement récemment, les débats ont pris une tournure différente car le monde les rattrape : Anatoly est russe et Anton est ukrainien. Sarah Trouche va s’immerger dans leur univers en allant vivre à l’observatoire (...)

Performances
Sahara 2014


Lacan in the Sahara Sarah Trouche
or the performativity of the Other

Sarah : étym. De l’hébreu Sara, « princesse »
Sahra : étym. De l’arabe, « brune au teint fauve »
Sahara: étym. De l’arabe, sarā, « désert »

Performeuse plasticienne, Sarah Trouche a pleinement intégré sa pratique à l’économie de l’art mondialisé en se focalisant, sans s’y tenir, sur les marges du village planétaire. Ses voyages sont ainsi motivés par une volonté de rencontrer l’autre minoritaire et de faire porter sa voix sur la grande scène médiatique d’où la culture globale l’évince peu à peu. Dans sa dernière série, Actions in Sahara, elle se joint à une communauté nomade dans le désert et y conçoit trois performances centrées sur la mise en valeur de ses modes de vie. Fidèle à un dispositif qui ne sacrifie ni le formalisme esthétique, ni l’engagement (...)

Performance
Aral Revival Kazakhstan


«Aral Revival», Kazakhstan

Le projet Aral Revival est un projet artistique réalisé en diptyque et engagé pour la reconnaissance et la sauvegarde de la mer d’Aral au Kazaksthan.

En 1918 l’assèchement de la mer d’Aral est planifiée par les autorités bolchéviques afin d’engager un programme intensif de culture du coton au Kazakhstan et en Ouzbékistan.Les fleuves Amou Daria et Syr-Daria qui alimentent la mer sont détournés et provoquent en moins d’un siècle un assèchement de près de 80% de la mer provoquant la disparition des 28 espèces endémique dela mer d’Aral. Le Kazakhstan souhaite aujourd’hui mettre en place un projet écologique visant à remplir la mer desséchée. Le premier volet du projet Aral Revival a été réalisé en 2013 à Aralsk, ville anciennement cotière et aujourd’hui isolée au milieu des steppes Kazakh.La ville a vu son économie et sa démographie s‘effondrer à mesure que disparaissait la mer (...)

 

 

Exposition
Fukushima superstiitons and consequences


Fukushima superstitons
and consequences

Au Japon, Sarah Trouche se confronte aux silences d’une société post fukushima .Elle découvre «Aokighanara» au bas du Mont Fuji, où des individus viennent se pendre régulièrement. Avec la conscience implacable qu’ils ne peuvent poursuivre le chemin des vivants, ils prennent la décision de le quitter. Pour chacun d’entre eux est érigé un sotoba, une tablette en bois que laquelle est gravée le nouveau nom du defunt .Les sotoba marquent le passage des individus disparus. Avec la collaboration dun temple,L’artiste a fabriqué ses propres sotoba, peints en jaune. Face a Aokighanara,au bord du lac Shoji elle a planté une haie de sotoba qui au gré des vents s’effondrait. Avec l’absurde volonté de lutter contre les éléments, elle s’est évertuée à relever les sotoba, envers et contre tous. Un acte pour saluer les mémoires évanouies et pour souligner la violence des suicides. Son examen des croyances et des superstitions l’a conduite aux rituels shintos, et notamment à celui (...)

Performance
China dream China


Human vs China dream

En Chine, un pays où elle a l’habitude de travailler, l’artiste s’est confrontée à un changement d’attitude. Pendant les débats générés par les Jeux Olympiques de Pékin, une méfiance à son encontre s’est clairement manifestée. Les réactions occidentales par rapport à la situation tibétaine, le non-respect des droits de l’homme, la censure et toutes les formes d’interdits jugés contraires aux valeurs véhiculées par l’événement, ont provoqué un malaise. Sarah Trouche a ressenti le besoin d’exacerber le droit à la libre expression, au débat, à l’échange et à la discussion. Un droit amoindrit par des pressions politiques. Elle a donc activé trois actions. Sur la muraille de Chine (Action for Great Wall – 2011), elle a déambulé nue, le corps recouvert de peinture rouge, armée de feux de détresse allumés. Le corps en mouvement alerte sur les dérives d’une société où la parole est contrainte. Devant l’opéra, elle a ouvert et fermé deux lampions de papier rouge. Les mouvements lents du corps et des lampions rappellent ceux (...)

Sculpture
Resilience Martinique


Résilience,

En 2012, elle est invitée à produire une action à Fort-de-France (Martinique). Elle est logée dans à l’hôtel L’Impératrice. Rapidement, l’artiste s’intéresse à l’histoire et au personnage de Joséphine de Beauharnais (plus connue sous le titre de l’impératrice Joséphine, première épouse de Napoléon Ier). Née en 1871 en Martinique, elle est considérée comme un symbole de fierté pour les békés (les descendants des colons européens). Le personnage est pourtant tiraillé entre deux lectures de l’histoire, si elle admirée par une partie des Antillais, elle est aussi sujette à controverse. Elle aurait prétendument joué un rôle de premier plan dans le rétablissement de l’esclavage dans les colonies françaises. Il est à noter qu’elle a été éduquée dans un contexte où le rapport dominant-dominé architecturait la société antillaise. Elle est née en Martinique suite à la colonisation, de plus, sa famille faisait travailler des centaines d’esclaves dans ses champs (...)

Œuvre photo
Albanian view Macedonia


Albanian View, Macédoine

En République de Macédoine, elle réalise Action for Tetovo (2012). La ville, dont la population est majoritairement albanaise et musulmane subit une discrimination et un mépris généralisé. Les soldats engagés dans la guerre du Kosovo sont considérés comme des mercenaires, des assassins, que le gouvernement macédonien contient dans une ville dont plus personne ne se souci. Leur existence est occultée, bloquée. Un isolement que l’artiste a souhaité mettre en lumière en collaborant avec une femme albanaise. Nue au bord d’un précipice, elle fait face à la ville. Sur son dos une femme, non voilée, dessine une cartographie personnelle de Tetovo, un plan symbolique marqué par la guerre et par la violence. Ensemble elles ont pris un risque (notamment celui de se faire lapider) pour dénoncer une situation invivable. Quelque temps plus tard, l’artiste est invitée à venir travailler en Israël. Elle s’est rapidement penchée sur la situation des territoires enclavés et sur la symbolique dissonante de l’olivier. Pour les Palestiniens (...)

Performance
Crossing DMZ


Crossing DMZ

À l’occasion de son premier voyage en Corée du Sud, Sarah Trouche pose l’inévitable question du rapprochement entre le Nord et le Sud. Elle se rend le long de la DMZ, une zone démilitarisée étendue sur quatre kilomètres qui sépare les deux territoires. Un no man’s land chargé de grilles, de barbelés et de murs, où viennent se recueillir les gens. Ils y déposent des rubans correspondant à des vœux ou bien des pensées symboliquement envoyées à leurs proches vivant de l’autre côté. En explorant les limites de cette zone ultra protégée, l’artiste découvre la frontière maritime. L’ouest de la Corée est sujet à de grandes marées qui génèrent de vastes territoires de boues. À marée basse, les deux pays sont quasiment connectés par la boue, sans qu’aucune frontière physique ne les sépare. Ces zones boueuses sont surveillées de près. Dans la boue sont disposées des ancres métalliques imposantes pour empêcher les bateaux d’accoster. L’artiste s’est discrètement introduite dans la boue afin de pouvoir se rapprocher le plus possible (...)

Performance
Looking for territories, Israël


Looking for territories

Invitée à venir travailler en Israël, Sarah Trouche s’est rapidement penchée sur la situation des territoires enclavés et sur la symbolique dissonante de l’olivier. Pour les Palestiniens, l’olivier est un symbole de vie progressivement mis à mal par la colonisation israélienne. Celle-ci entraîne des destructions de champs d’oliviers qui étaient transmis de génération en génération. Un pan de l’héritage culturel et familial est anéanti. Paradoxalement, l’olivier est un symbole de paix pour le peuple israélien. L’arbre contient ainsi une contradiction que l’artiste a souhaité explorer. Ses recherches ont donné lieu à Action for Cisjordania. Coiffée d’un bidon d’huile métallique, elle a entamé une marche à l’aveugle sur un territoire inconnu. Une femme, israélienne, a souhaité l’accompagner dans son périple, un soutien inattendu qui a renforcé la portée de son projet. Pendant plus d’une heure, les deux femmes ont arpenté le sable et les cailloux, avec un seul objectif, celui d’avancer malgré les douleurs physiques et la cécité. Avancer (...)

Sunset
Fondation Brownstone Paris


Spring sunset

Alors que les révolutions arabes battent leur plein en 2011, Sarah Trouche est invitée à présenter une action à Casablanca. Le contexte explosif nord africain la pousse à questionner les changements générés par de tels soulèvements populaires. Des changements politiques, sociaux, économiques et religieux. Elle interroge plus particulièrement la place de l’Islam dans les sociétés arabes, ainsi que son rôle au sein des institutions. Si la révolution a très peu touché la société marocaine, des modifications et des améliorations allant vers une démocratisation du pays ont été décidée par le roi. D’autres pays comme la Tunisie ou l’Egypte sont parvenus à faire tomber leurs dictateurs et ont fait le choix d’un retour à l’ordre religieux. On observe en effet la prise du pouvoir par les Frères Musulmans en Egypte et la montée d’Ennahda en Tunisie. L’artiste pose alors la question de la place et du rôle des acteurs religieux au sein de sociétés nouvellement libérées. Elle réalise une première action à Casablanca, où elle apparaît (...)

Installation
Mykonos, New york


Mykonos, Usa

Au tout début de la crise financière, puis de la crise économique qui a durement touché l’Europe, Sarah Trouche se trouve aux Etats-Unis. Elle s’inquiète du sort de la Grèce, berceau de la démocratie, dont le statut est remis en question. Les autres pays membres se demandent si la Grèce doit ou non quitter l’espace communautaire. Si la Grèce est écartée, ensuite à qui le tour ? Ce sont les fondations d’un système communautaire qui s’ébranlent. L’artiste décide alors d’incarner un corps européen, peint en bleu, enveloppé dans un drapeau bleu. Elle interroge le concept d’Etats-Unis, que ce soit en Amérique du Nord ou en Europe (Victor Hugo parlait des Etats-Unis d’Europe), et s’inspire de la figure de la Statue de la Liberté. Dans le drapeau étaient découpées dix-sept étoiles bleues. Dix-sept étoiles symbolisant les dix-sept pays étant à l’origine de l’espace Schengen. Sarah Trouche décide de les insérer dans des cadres blancs et de les accrocher au mur. Les cadres sont marqués par la peinture bleue, celle-ci devient son empreinte. Après (...)

 

Performance
Action For Jinmen islands


Action For Jinmen islands by Sarah Trouche

means “ammunition”. With the writing of the first Chinese character “Ammunition” on the wall, Sarah Trouche connects directly with the history of the Jinmen (or Kinmen) islands group. Jinmen is a county with a complex past: it belonged to China for centuries, established an autonomous government in 1912, was then occupied by Japan during WWII, and finally became part of the Republic of China (ROC) /Taiwan in 1945. The geographical proximity to Mainland China makes it a vital military spot in the conflicts between PRC (People’s Republic of China) and the Republic of China (ROC/Taiwan). With a continuous history of bombardment and artillery fire,the memory of wars still live in Jinmen people’s mind  (...)

Performance
Nice to be dead


Nice to be dead

 

Performance
I want to frame you


I want to frame you

Collaboration with Jocelyn Chua
Goldsmith university London

Performance
Seriously all the world 's futures?


Seriously all the world 's futures ?

Le 9 mai 2015 s'ouvrait la 56e Exposition internationale d'art contemporain de la Biennale de Venise. Baptisée "All the world's futures", la manifestation s'était donné pour mission "d'analyser comment les tensions du monde extérieur sollicitent les sensibilités, les énergies vitales et expressives des artistes, leurs désirs et leurs mouvements de l'âme." On nous promettait donc une biennale engagée, et au coeur de l actualité.  
Invitée pour l'occasion, l'artiste Sarah Trouche,  a décidé de réaliser une performance "coup de gueule" qu'elle intitule " Seriously all the world's futures ?" Après avoir revêtu tous les vêtements qu'elle avait emportés dans sa valise, Sarah Trouche s'est jetée en pleine mer face a San Michele, l'île-cimetière de la ville de Venise (...)